Saint Grégoire de Nazlanze, Oratio XXI
à bout, quand il envoya au préfet Ecdicius, successeur de Gerontius, la lettre suivante 1 :
'x Si tu ne nous écris rien au sujet des autres affaires, au moins aurais-tu dû écrire au sujet de r ennemi des dieux, Athanase, d'autant plus que, depuis longtemps, tu dois avoir eu connaissance de nos ordres. Je jure donc par le grand Sérapis que si, avant les calendes de décembre,- l'ennemi des dieux, Athanase, n'est pas sorti de la ville, ou plutôt de toute l'Egypte, je frapperai d'une amende de cent livres d'or la population que tu commandes. Tu sais que si je suis lent à condamner, je suis plus lent encore à revenir sur une condamnation prononcée. »
Ce qu'on vient de lire avait été dicté à un secrétaire : mais Julien ajouta de sa propre main 2 un dernier paragraphe :
c Ce mépris est pour moi un grand chagrin. Par tous les dieux, je ne verrais, je n'apprendrais de toi aucun acte plus agréable que l'expulsion hors de tous les lieux de l'Egypte cT Athanase, le misérable qui a osé, moi régnant, baptiser des femmes hellènes de rang distingué. Qu'il soit proscrit s . »
Cette fois, l'ordre était trop formel pour ne pas être obéi. Résolu à ne provoquer aucun désordre, Athanase