Libanins, Epitaphios Juliani; Reiske, t. I, p
7. a Blanda persecntio fait, illicîens roagis quam impeliens ad sacrificandum. » Saint Jérôme, Chron., ad olyrop. 286.
cite, entre les apostats les plus en vue, le comte Julien, oncle de l'empereur, dont nous avons déjà parlé 1 ; le trésorier Elpidius, à qui la ferveur affectée de son zèle païen valut le surnom de « sacrificateur 2 ; » le surintendant Félix, « récent ami des dieux, et qui t'a pris pour guide dans la connaissance des immortels 3 , » écrit Libanius à Julien. Beaucoup de chrétiens, soit par ambition, soit par faiblesse, allèrent d'eux-mêmes au-devant de la tentation, et, comme dit encore saint Jérôme, « tombèrent volontairement *. » Il en est qui se détachèrent sans aucun effort du tronc chrétien, auquel ils ne tenaient que par une fibre déjà rompue. Tel cet évêque d'Ilion, Pégase, dont nous avons parlé ailleurs 5 . L'empressement de ces transfuges était vite récompensé 6 . Pégase reçut un rang élevé dans le clergé païen réorganisé : à un adorateur des dieux, que scandalisait cette rapide fortune, Julien répondit par une lettre où il racontait le passé du renégat, et se portait garant de sa sincérité. « Si tu veux m'obéir, écrit-il, tu honoreras non seulement celui-ci, mais encore tous les autres convertis, afin que les uns écoutent volontiers l'appel que nous leur adressons pour les ramener au bien, et que nos en-
1. Voir plus haut, p. 86. — Sur l'apostasie du comte Julien, Passio S. Theodoreti, 1, dans Ruinart, p. 658; cf. Tillemont, Mémoires, t. Vil, p. 735, note xxvii sur la persécution de Julien.
2. Théodoret, III, 12; Philostorge, VII, 10; Acta S, Basilii Ancyrani, dans Ruinart, p. 652.
. 3. GeoK veoxTTi çfXo; ifjyeiiovi <roi xprpaptvoc in\ r^v yvôtoiv tôv xpEtTrôvcov. Libanius, Pro Aristophane; Reiske, 1. 1, p. 436.
4. « In qua (persecuUone) multi ex nostris voluntate propria corruerunt. » Saint Jérôme, /. c.