‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 256 sur 296 · Voir t. I, p · texte numérisé non relu

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6. MCa <|rvj?o; ïjv et; àfx^v, *i ftipâfaffi;. Saint Grégoire de Nazianze, Oratio V, 19.

nemis aient moins lieu de se réjouir. Si nous repoussons ceux qui viennent d'eux-mêmes à nous 4 , personne ne répondra de bonne grâce à nos invitations 2 . »

Au nombre de ces ralliés de la première heure fut un sophiste de Constantinople, dont le nom a paru aussi dans l'histoire de la jeunesse de Julien. Quand celui-ci eut été autorisé par Constance à continuer ses études dans cette ville, il suivit les cours d'un professeur de rhétorique, plus remarquable peut-être par le zèle qu'il affectait alors pour le christianisme que par sa valeur littéraire, Ecebole 3 . Mais dès que Julien, dix ans après, reparut en vainqueur à Constantinople, Ecebole se sentit subitement ébranlé dans ses premières croyances. Non seulement il se fit païen, mais il se distingua entre tous par la ferveur de son paganisme, et passa au premier rang des idolâtres, — en attendant le jour où, Julien ayant à son tour disparu, Ecebole se prosternera de nouveau sur le seuil de l'église, en criant à ceux qui entraient : « Foulez-moi aux pieds, comme un sel qui a perdu sa saveur * ! » Mais Julien était trop pressé d'enrôler des convertis, pour examiner de très près les motifs et la solidité de leur conversion : si celle de ses lettres qui porte l'adresse d'Ecebole est authentique 5 , elle le montre en coquetterie littéraire avec son ancien maître, et lui ayant rendu toute sa faveur.

1. Tov; aùropàTou; ïovtol;. Julien, Ep. 78; Herllein, p. 605. — Rapprocher de ces expressions de Julien celle de saint Jérôme, citée plus haut, note 4, et celles de saint Grégoire de Nazianze sur les renégats qui couraient d'eux-mêmes à l'apostasie, tov; ireoffSpaiioVraç,... twv avroiiaXïio'àvTwv el; t^v xaxfav. Oratio V, 51.

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