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3. IloXufcovéxaxov (tèv otOrov àxoua> icavrcov cvYYpaçécov Y*YevTjff0ai. Saint Basile, Ep. 244, 3.
présomption. On ne crée pas à volonté des modèles : on ne naît pas ancien : on ne s'improvise pas classique. Même en reconnaissant, avec l'historien S ocrât e, que les copies de tous les genres littéraires et de toutes les formes poétiques données par les Àpollinaires purent être pendant quelques mois d'un utile secours aux professeurs chrétiens, dépossédés du droit de commenter à leurs élèves Homère ou Hésiode, cependant on ne peut que se réjouir, avec le même historien, du peu de temps que dura ce régime intérimaire, et de la rapidité avec laquelle les événements permirent aux jeunes générations chrétiennes de revenir à l'ancien système d'études.
Sur ces questions, — qui rappellent par certains côtés la querelle des anciens et des modernes au dixhuitième siècle, ou mieux encore la question des classiques chrétiens, soulevée au milieu du siècle qui vient de finir, — Socrate a écrit des pages très remarquables. Il montre un réel sens historique dans la manière dont il répond aux esprits chagrins qui regrettaient que les écrits des Apollinaires n'aient point remplacé définitivement, dans l'éducation des "jeunes chrétiens, les poètes et les prosateurs anciens que Julien avait voulu en bannir. Une telle pensée, si elle avait prévalu, n'eût abouti qu'à faire le jeu de Julien, qui n'avait rien tant à cœur que de voir les fidèles se détourner des sources éprouvées où les meilleurs apologistes de la religion avaient trempé leur style et assoupli leur dialectique. Jamais, dit-il, le Christ et ses apôtres n'ont rejeté comme dangereuse la sagesse antique. Beaucoup de philosophes approchèrent de la connaissance du vrai Dieu, combattirent efficacement la sophistique de leur temps, prou-
vèrent contre les épicuriens la providence divine. Tout ce que l'antiquité a de bon appartient de plein droit à la religion chrétienne, qui est la vérité totale. Même là où les anciens se trompent, ils fournissent à leurs adversaires des moyens de discussion, c'est-à-dire des armes pour combattre leurs erreurs. L'apôtre saint Paul était familier avec les classiques. Dans ses écrits ou dans ses discours, il cite Épiménide, Aratus, Euripide. Les plus célèbres docteurs de l'Église ont, depuis l'origine du christianisme, suivi la même tradition. On les a vus, jusque dans l'extrême vieillesse, cultiver la science des Grecs, et pour en reconnaître les points faibles, et pour entretenir en eux-mêmes, par une gymnastique continuelle, l'art de la parole et la vigueur du raisonnement 1 .
Que cette argumentation de l'écrivain du cinquième siècle reproduisit avec exactitude l'état d'esprit de la portion saine et modérée de la population chrétienne en 362, l'exemple des grands Gappadociens, saint Basile et saint Grégoire de Nazianze, suffit à le montrer. Dans sa belle homélie « sur la manière de lire avec fruit les auteurs profanes, » saint Basile tracera le programme d'une éducation à la fois classique et chrétienne 2 . Mais saint Grégoire fera à la législation de Julien une allusion plus directe dans les invectives écrites au lendemain de la mort du persécuteur. Au commencement de son premier discours, il affecte d'en parler avec quelque dédain. Julien, dit-il, a voulu nous ôter l'usage de