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\. lbid. Voir plus haut, p. 38.
ces deux corps n'ont pas eu d'historien. Tous les regards de l'histoire se sont portés sur Julien et son escorte. Parti de Bàle après ses lieutenants, il avait suivi d'abord la rive droite du Rhin, puis il s'était dirigé par les voies militaires qui coupaient le limes de la Rhétie. La renommée volait en quelque sorte devant sa petite troupe, annonçant aux populations l'arrivée d un prince célèbre par ses victoires, et grossissant au delà de toute mesure le nombre de ses soldats ! . Les habitants de toutes les cités, dit Mamertin, sortaient des murs pour regarder le César : femmes, enfants, jeunes filles, vieillards, se groupaient sur son passage, se montrant les uns aux autres le jeune général qui, le front en sueur, la barbe et les cheveux blancs de poussière, mais les yeux et incelants, semblait ne pas connaître la fatigue 2 . Il allait à marches forcées 3 : cependant, si l'on en croit Mamertin, il trouvait le temps, sur sa route, de donner des ordres et de faire des réformes d'administration. La seule annonce de son approche mettait en fuite les Barbares voisins de la frontière 4 . Il arriva ainsi, sans rencontrer de résistance, à la première station qu'il s'était marquée, c'est-à-dire au point où le Danube commence à être navigable 5 .
Julien n'avait pas de navires; mais il comptait qu'un coup de main heureux le rendrait maître de la flottille de guerre qui évoluait sur le Danube. La fortune, peut-être la trahison, la lui livrèrent tout de suite. Il est probable