‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 44 sur 296 · Genu nixa barbaria. » Ma mer tin, l. c · texte numérisé non relu

Genu nixa barbaria. » Ma mer tin, l. c

tin. « En grande vitesse, dit-il, le prince traversa son territoire d'abord, puis côtoya la rive barbare, et dévora l'espace, cherchant à passer inaperça plutôt qu'à vaincre 1 . » Le débarquement se fit, par une nuit presque sans lune *, à Bononia, petite ville pannonienne que dixneuf milles, c'est-à-dire environ six heures de marche, séparaient de Sirmium 3 .

Cette importante cité, Tune des principales de la Pannonie, et même de ce qu'on appelait alors le diocèse d'Illyrie, était un des rares points stratégiques où Constance avait laissé des troupes. Un camp se trouvait près d'elle, sous les ordres du beau-père du futur empereur Jovien, le maître de la cavalerie Lucilianus. C'était un vieux et glorieux serviteur de l'État. Il avait débuté dans la maison militaire de Constance, où il avait obtenu le grade de comte des domestiques. En 350, pendant un siège mémorable, que Julien lui-même a célébré 4 , il avait défendu victorieusement Nisibe contre les Perses. Quand, en 351, Gallus avait été nommé César, Constance l'avait attaché à la personne du jeune prince, comme commandant de ses troupes. En 358, il avait été chargé par l'empereur d'une ambassade auprès de Sapor. Il était maintenant commandant militaire de la Pannonie. Un tel homme eût peut-être été difficile à vaincre en rase campagne et surtout derrière les murs de Sirmium :

1. ... Ta^ei rcoXXô) tt,v te olxeiav xai xfj; ftopéapixjfc 6)flr,ç fonv r ( v 8ia8pot(jwov, xai tûXorôeïv (xàXXov^ Tuxpax^aat T^vTcàpoôov apirdaac..* Saint Grégoire de Nazianze, Oratio IV, 47.

2. « Luua seoescente. » A m mien Marcel lin, XXI, 9. La pleine lune ayant été le 29 septembre, Schwarz (De vita et scriptis Juliani imper atoris, p. S) place le débarquement au 10 octobre.

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