‹ Julien l'Apostat (volume 3)Chapitre 81 sur 296 · Ammien Marcel lin, XXII · texte numérisé non relu

Ammien Marcel lin, XXII

3. Socrate, II, 30; Sozomène, IV, 6; saint Épiphane, LXXI, 15; saint Jérôme, In Lucifer.; saint Athanase, De synod.; Sulpice Sévère, ttist. saer., II; saint Hilaîre, Fragm^ II.

4. « Consnlatu Tanri et Florentii, indncto sub preeconibus Tauro... » Ammien Marcellin, XXII, 3.

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et de l'injuste, dit Ammien, — c'est-à-dire l'opinion publique, — s'étonnèrent de voir condamner pour un fait qui n'offrait même pas l'ombre d'un délit '. »

Florentius, maître des offices, distinct de son homonyme le consul, fut exilé dans une lie de la côte dalmate ; Evagrius, receveur du domaine; Saturnin, intendant du palais, et le notaire Cyrinus furent également punis de l'exil 2 . Ammien Harcellin ne nous dit pas l'inculpation produite contre eux. Libanius prétend qu'ils avaient tenu des discours injurieux contre Julien, et qu'après la mort de Constance ils avaient essayé de susciter un autre candidat à l'Empire 3 .

Pentadius, l'un des secrétaires de Constance, fut accusé d'avoir interrogé Galluset recueilli par écrit ses réponses ; mais il se défendit avec énergie, et prouva qu'il n'avait agi que par ordre. Son attitude en imposa aux juges, qui le renvoyèrent absous *.

Le premier condamné à mort fut le collègue de Taurus dans le consulat, l'ancien préfet des Gaules, Florentius. On se souvient que celui-ci avait souvent mécontenté Julien. Il avait été en conflit avec le César à l'occasion de la levée des impôts 5 . Depuis lors, Julien n'avait cessé de le considérer comme un ennemi 6 . A l'en croire, Flo-

1. « Cujus factum apud judices justurum injustorumque distinctores videri potuit veniae plénum. » Ibid. — On remarquera qu'il n'est pas question ici de la correspondance entre Constance et Taurus, relative à la défense de l'Italie contre Julien, dont parle celui-ci dans la lettre aux Athéniens (voir plus haut, p. 39 et 51). Sans doute elle parut trop innocente ou trop légitime pour qu'on osât en faire un grief.

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