Ibid
2. o Conyersus post base princeps ad palatinos. » Ammien Marcellin, xxn, 4.
maison militaire du souverain, sa maison civile formait une véritable armée. A la nuée des secrétaires, notaires, agents de police, courriers de cabinet, directeurs, cbefs, sous-chefs et employés des divers bureaux de la chancellerie et de la trésorerie, sous la direction générale du maître des offices, s'ajoutait la foule, non moins nombreuse, des gens attachés au service personnel de l'empereur, chambellans, majordomes, pages, intendants, conservateurs de la garde-robe, architectes, médecins, auxquels présidait le grand chambellan \ On se préparait dès l'enfance, dans des écoles spéciales, aux emplois palatins 2 ; l'on y faisait toute sa carrière, montant de degré en degré 3 ; quelquefois on arrivait par cette filière aux plus hautes charges administratives et politiques 4 . L'administration palatine venait d'être deux fois décapitée, puisque Je maître des offices, Pentadius, était exilé en Bretagne, et que le grand chambellan Eusèbe avait été mis à mort. Il restait à Constantinople, — à Rome aussi, où la résidence impériale du Palatin gardait tous ses services organisés, et où les empereurs possédaient un domaine immense 5 , — la multitude des employés subalternes, plus ou moins associés à la politique de Constance : c'est eux que Julien entreprit maintenant d'épurer.
Beaucoup s'étaient rendus coupables de graves abus.