Julien, Sp. 21; Hertlein, p
dre four à tour une part active au culte de la « Grande déesse » hellénique et à celui de la « Grande mère )> phrygienne : Tun étroitement apparenté aux mystères spiritualistes d'Eleusis, l'autre demeuré un foyer d'exaltation grossière, de fanatisme et d'orgie.
Julien, cependant, poursuivait un projet dont la réalisation, si elle avait été possible, eût dans une certaine mesure atténué ce contraste. Il se proposait de discipliner et de rendre uniforme le culte païen, en organisant Tintérieur des temples d'après le modèle offert par les églises chrétiennes. Comme dans le presbyterium de celles-ci, il y aurait des gradins ou des stalles, sur lesquels les ministres prendraient place suivant l'ordre des préséances ^ Us devraient y réciter, à l'imitation des prêtres chrétiens, des offices aux diversesheures du jour ^, particulièrement le matin et le soir ^. On psalmodierait à deux chœurs ces matines et ces vêpres païennes ^. Il y aurait tout un « psautier, » composé « d'hymnes anciennes et nouvelles ^, » dont les unes « ont été directement révélées par les dieux » et d'autres « composées par des hommes inspirés de l'esprit divin ^. » Les prêtres devaient les apprendre par cœur 7. Pour soutenir leur voix, des « écoles » de chanteurs étaient instituées « dans toutes les
1. J^\fj9xà 8s xal irpocSpta; xal OçedpCa;. Saint Grégoire de Nazianze, OratioVf, 111.
2. *Opc5v TS ^YiTûv xal i7i|Upû>v TSTaypLévatc e^xatc. Sozomène, V, 16.
3. MÎXtiTTa fiiv Tplc Ti); i^piipaç» t\ Si (a^, Tcàvra^ 5p6pou te xxl SsiXik* Julien, Fragm. d'une lettre -, Herllein, p. 387.
4. ECx<<^v TE TÛirov èv liipci. Saint Grégoire de Nazianze, Oratio IV, 111.
5. DoXaioTc xal véotc Julien, jp^o^jr?». d'une lettre ; VLeti\è\rk^ p. 387.
6. 01 icXe7oToi ^àp On* aOrûv Tâ>v Ocwv IxerevOcvrcov èd^Ori^av, iXCyoi Se Ttvt4 i'KOVf\^vN xal Kapà àvOp<oic«>v, Ottâ icvsu|taTO< é v Oeou. .. avYxci|Uvot. Ibid.