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villes K » On a le rescrit ordonnant au préfet d'Egypte, Ëcdicius, de créer à Alexandrie une sorte de conservatoire de <( musique sacrée ^. » Cette « divine musique, qui purifie les âmes ^, » était appelée à remplacer, dans le culte des dieux, les réjouissances grossières et les exhibitions sensuelles.
L'imitation du culte chrétien eût été incomplète, si à la célébration régulière et à la solennité musicale des offices on n'avait joint un enseignement capable d'agir sur rintelligence du peuple idolâtre. Julien conçut le plan d'une série de lectures et de discours exposant les explications morales et le sens caché des dogmes helléniques^. Dans les beaux temps du paganisme, personne n'eût eu la pensée de telles leçons ^. On admettait alors que le culte parlât aux yeux, non à l'intelligence et au cœur. Le prêtre priait et sacrifiait pour tous, selon un rituel formaliste et compliqué : le peuple se contentait de le suivre du regard. Il ne connaissait guère des mythes païens que ce que pouvaient lui apprendre les peintures et les sculptures des sanctuaires, les récits des prêtres, les représentations souvent irrévérencieuses du théâtre. Seuls, les gens qui aspiraient à une vie reli-
1. AiSaaxaXeio... xaxà nâaov noXiv. Saint Grégoire de Naziaoze, Oratio IV, in.
2. Tyj; Ispôc... (lovmxij;. Julien, Kp, 56; Hertlein, p. 566.