Tàç ^x'^ ^^ "^^ ^doi (louaixf); xaOapTévrtc. Ibid
4. 'EX>T)vtxô)v Tt 8oY(i.àT(ov àvafvcôaeic xal àva?rcvÇei{, 5aat te ^Ooc pvOfjiil^oOoi, xal 5aa( t^ç èmxpvrj/eeix. Saint Grégoire de Naziaoze, Oratio IV, lU.
5. Une seule exception : le philosophe Dion Chrysostome, au second siècle, qui, en ScyUiie, dans un temple de Jupiter, explique l'origine du inonde, et en Grèce, aux jeux olympiques, prononce un discours sur les attributs de Jupiter, devant la statue de Phidias. Ce sage, qui voulait faire de réloquence sacrée, npé^^aiv itpàv, est un exemple unique dans l'histoire de la philosophie païenne. Voir Martha, les Moralistes dans VEm^ pire romain, p. 215 et suir.
gieuse plus complète allaient la demander aux initiations et aux mystères. Mais la grande masse païenne avait fini, en fait de religion, par ne rien savoir et ne rien croire : les enfants mêmes rient quand on parle des enfers et de la vie future, écrivait déjà Juvénal. C'est au milieu de ce monde sceptique, de ce peuple indifférent, qu'avait retenti la voix du « semeur de paroles*, » lapôtre, le missionnaire, le prêtre chrétien. La religion où Ton prêche refoula peu à peu la religion où Ton ne prêche pas. Elle révéla une doctrine et une morale à des foules qui n'avaient jamais entendu parler de morale ou de doctrine. L'église, où Tévéque était en même temps le docteur, et où la chaire était placée en face du peuple, derrière l'autel, vainquit le temple, dont le pontife muet n'a qu'un autel, et pas de chaire. Julien, qui avait abandonné Téglise pour le temple, essayait maintenant de transporter de l'église dans le temple la chaire et le prédicateur, la doctrine et la morale. Cette tentative, qui eût été irréalisable cent ou deux cents ans plus tôt, lui semblait possible maintenant, puisqu'il dépendait de lui de donner les sacerdoces, non, comme autrefois, à des nobles et à des politiques, mais à ses amis les néoplatoniciens, dont le conciliant éclectisme essayait de faire de la mythologie une théologie, en épurant par des commentaires allégoriques ce que les fables traditionnelles offraient de bas, d'absurde ou de licencieux. Tirer de ce chaos un dogme, une éthique, et les faire goûter au peuple, voilà ce que le novateur attendait maintenant du nouveau clergé qu'il venait d'instituer; voilà l'œuvre colossale qu'il