‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 19 sur 298 · Voir t. I, p · texte numérisé non relu

Voir t. I, p

5. Voir t. I, p. 441. Outre Tépltre 71 (HerUein, p. 593), enyoyée de Gaole à Priscus, l'épHre 44 (ibid. p. 548), indiquée comme adressée à Libanius, a été probablement écrite à Priscus, peut-être aussi pendant le se* Jour de Julien en Gaule.

Julien n'avait point encore réussi à faire venir Maxime. Sa joie fut grande en croyant l'apercevoir. Un second regard lui montra son erreur. L'homme à la besace n'était pas Maxime. Ce n'était point, cependant, un inconnu pour Julien. « C'était un ami, dit-il dans une lettre où il raconte à Maxime lut-mème cet incident de voyage; mais non pas celui que j'attendais ^ » A défaut de Maxime, Julien fut heureux de retrouver un adepte de cette philosophie étrange, qui confinait d'une part au stoïcisme, en l'exagérant, et d'autre part se rattachait, du moins pendant le quatrième siècle, au néoplatonisme, puisqu'elle comptait parmi ses admirateurs « le divin Jamblique » lui-même^. S'il savait flétrir les faux cyniques, à qui un manteau troué, une besace et un bâton tenaient lieu de vertus, Julien aimait les vrais cyniques, et se faisait gloire de leur ressembler 3. Il était heureux de leurs visites, trop rares à son gré. Il en était même jaloux, car il avait des mots très durs pour les philosophes errants qui, dans les années précédentes voyageant en Italie, s'arrêtaient à la cour de Constance, et, soit par prudence, soit par indifférence, s'abstenaient d'aller saluer, de l'autre côté des Alpes, le néoplatonicien qui régnait sur la Gaule ^.

Après avoir traversé Besançon, dont il admira et probablement visita « les temples autrefois magnifiques^, )) Julien redescendit le cours du Rhône d'abord,

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