Julien, i^p. 38; Hertlein, p
puis celui de la Saôue, pour aller prendre ses quartiers d'hiver à Vienne, la ville qui avait vu sa première entrée solennelle, cinq ans plus tôt^
Elle devait redevemr, peu après son arrivée, le théâtre de nouvelles fêtes. Le 6 novembre, Julien y célébra le cinquième anniversaire de sa promotion à la dignité impériale, ses quinquennalia. Il donna, de parti pris, an grand éclat à cette célébration. C'est comme Auguste qu'il voulut commémorer solennellement le jour où lui avait été conféré le titre de César. Dans les cérémonies civiles et militaires qui eurent lieu à cette occasion, on ne le vit point paraître la tête ceinte, comme autrefois, d'an simple ruban ou d'un étroit cercle d'or, « qui le faisait ressembler à un gymnasiarque couronné dans quelque concours : 3> il portait comme Constance un lourd diadème, où étincelaient les pierreries^.
On s'explique aisément pourquoi, rompant avec une habitude déjà établie, Julien avait préféré, pour l'hiver de 360-361, Vienne à Paris. Sans doute il voulut se rapprocher des Alpes pour être prêt à tout événement, dans la situation tendue où il se trouvait vis-à-vis de Constance. De Vienne mieux qu'ailleurs il serait à portée de la frontière, soit pour repousser une attaque, soit au contraire pour prendre Toffensive. Sans que ses résolutions fussent encore arrêtées, cette dernière pensée se présentait souvent à son esprit. Il l'examinait sous toutes ses faces, pesant le pour et le contre. Nuit et jour, dit Ammien, il formait des projets 3. Hais ses pensées