Julien, Ep. 63 ; Hertlein, p
données aux hommes ^? » Sur le sort des âmes après la mort, ses idées sont probablement plus vagues : cependant il semble croire à une rémunération pour les justes et admettre un châtiment pour les pécheurs. Il déclare que dans l'autre vie les dieux réservent aux bons prêtres les plus belles récompenses^. Il demande au dieu Soleil de lui accorder, s'il l'en juge digne, un séjour étemel dans son sein 3. Mourant, il proclame, dans le discours que lui prête Ammien Marcellin, que, « de l'avis unanime des philosophes, l'âme l'emporte sur le corps, » et « qu'il y a lieu de se réjouir au lieu de se plaindre quand l'élément supérieur se sépare de l'inférieur^, » paroles assurément assez peu précises; mais Libanius lui prête des mots plus fermes, quand il lui fait dire aux amis rassemblés autour de sa couche : « Pourquoi, quand toutes mes actions m'assurent l'entrée dans les lies des bienheureux, me pleurez- vous comme si j'avais mérité le Tartare^? » Le sentiment d'humilité qui n'abandonne pas au lit de mort les saints du christianisme est ici tout à fait absent; mais dans cette assurance superbe du païen se retrouve au moins l'idée des peines et des récompenses de l'autre vie.
Julien admet-il, cependant, que dans cette autre vie les âmes garderont la conscience de leur personnalité et