‹ julien l'apostatChapitre 102 sur 229 · Misopogon; Hertlein, p · texte numérisé non relu

Misopogon; Hertlein, p

fait honneur aux lecons de son précepteur Mardonius !. C'est ensuite sa sobriété, « repas qui calment à peine l'appétit, » « nourriture exclusivement composée de légumes, » « guerre déclarée à son ventre, à qui il ne permet pas de se remplir d'aliments, » ce qui fait que, « depuis son élévation au rang de César, il ne lui est arrivé qu’une fois de vomir ?. » C’est encore son « endurance » à l’égard du froid, qu'il se plut à braver dans les plus rigoureux hivers de Lutèce *. C’est son amour de l'étude et de la retraite ‘. C’est sa dévotion envers les dieux ©. C’est son horreur du libertinage, et son exacte continence 6.

Julien se donne ici les éloges qu'il se- plaisait à entendre de ses panégyristes, de Mamertin louant « son lit pur comme celui d'une vestale, » de Libanius le félicitant de l'innocence de ses mœurs et lui faisant compliment de « manger comme une cigale. » Ce portrait moral de Julien est probablement très ressemblant, plus ressemblant mème que le portrait physique, dont, par une sorte de bravade, il a volontairement outré les traits jusqu'à la caricature. Cependant, tracé de sa main, il choque plus encore, peut-être, nos habitudes modernes. Nous comprenons à peine qu'on fasse louer en public ses vertus, et qu'on assiste à son propre panégyrique : nous comprenons encore moins qu’on les loue soi-même,

. Misopogon ; Hertlein, p. 436, 454.

1bid. ; Hertlein, p. 437, 452.

Ibid.; Hertlein, p. 439.

Ibid. ; Hertlein, p. 457, 463.

Ibid. ; Hertlein, p. 443, 446, 466, 467.

6. Ibid. ; Hertlein, p. 446, 450, 474, — Koñeudelc dc èmirav YÜXTWE HLÔVOS Hertlein, p. 445.

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