Théodoret, {. c
4, Tillemont, Histoire des Empereurs, t. IV, p. 531.
5. Deux autres réponses d'oracles sont rapportées par Eunape, Continuation de l'Histoire de Dexippe, fr. 26, 27; Müller, Fragm. hist. græc., t. IN, p. 25. L'une (faite sans doute après coup) prédit qu'après avoir subjugué l'Empire des Perses jusqu'à Séleucie, Julien sera enlevé vers l'Olympe dans un char de feu, délivré de tous les maux corporels, et rendu à sa céleste origine.
flatter les désirs du prince, mettaient en œuvre tous les moyens de connaitre l'avenir, s’adressaient en leur propre nom aux oracles, et, comme on devait s'y attendre, rapportaient de ces multiples recherches de nouveaux encouragements à ses desseins !. Mais ce fut surtout dans son entourage intime, dans sa petite cour de néoplatoniciens et d’occultistes, que Julien rencontra l’impulsion déterminante. « Les philosophes, » comme les appelle Ammien avec une nuance de dédain toute romaine, lui révélaient sans hésitation la volonté des dieux, et le poussaient à marcher en avant, vers cet Orient qui les attirait et les fascinait autant que lui-même, vers le pays des mages, vers la mystérieuse Chaldée, vers l’Inde brahmanique, pleine de secrets et de prestiges. Maxime parlait en leur nom, et Julien, comme toujours, subissait son ascendant?. Aux espérances illimitées que leurs prédictions et leurs promesses éveillaient en lui se joignait une pensée de propagande religieuse, assez étrangère à l’esprit antique, mais que Julien tenait peut-être, à son insu, de ses origines chrétiennes : Libanius parle de son désir d’élever chez les Perses des autels à ses dieux, et d'enseigner les sacrifices à des peuples qui avaient horreur du sang des victimes #.
De l'Occident, cependant, lui arrivaient presque à la même heure des avertissements significatifs. Dans le