‹ julien l'apostatChapitre 114 sur 229 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. «… Speciosa fiducia principe respondente, nequaquam decere adventitiis adjumentis rem vindicari romanam, cujus opibus foveri conveniret

amicos et socios, si auxilium eos adegerit necessitas implorare. » Ammien Marcellin, XXII, 2.

dont Julien méprisait la diplomatie sans peut-être l’égaler, avait été plus prévoyant. Il n'avait pas dédaigné, en 338, de négocier avec « des brigands arabes » pour se faire d’eux des alliés contre les Perses !; et se croyant, en 361, à la veille d'en venir aux mains avec Sapor, il avait essayé de gagner à sa cause les princes et les satrapes indépendants des contrées situées au-dessus du Tigre, en particulier les rois d'Arménie et d'Ibérie?. Au seul roi d'Arménie Julien rappela l'alliance alors conclue. D'un ton un peu fier, et qui eût mieux convenu vis-à-vis d’un vassal que d’un allié, il le fit inviter « à tenir prêtes de bonnes troupes, et à attendre les ordres qu'il lui enverrait prochainement pour lui dire dans quelle direction marcher et où porter son attaque 4. » En plus de cette seule alliance, Julien semble avoir compté sur la diversion politique que produirait la présence dans son armée du prince persan Hormisdas.

Hormisdas jouait, à la cour des empereurs du quatrième siècle, un rôle analogue à celui des Stuarts dans la France du dix-septième. C'était le prétendant que l’on comblait d'égards et d’honneurs et que l’on tenait en réserve pour le tourner, à l'heure opportune, contre l’ennemi héréditaire. S’étant vu préférer par les grands du

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