‹ julien l'apostatChapitre 115 sur 229 · Voir t. II, p · texte numérisé non relu

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4. « Solum Arsacem monuerat Armeniæ regem, ut collectis copiis vali-

dis jubenda opperiretur, quo tendere, quid deberet urgere, propere cogniturus. » Ammien Marcellin, XXII, 2. — La lettre de Julien à Arsace, publiée dans le recueil de sa correspondance (65 de l'édition Hertlein), est manifestement apocryphe. Sozomène (VI, 1) résume une lettre de Julien à Arsace, peu différente de celle-ci, et quin'est probablement pas plus authentique.

royaume son frère Sapor, ils’échappa, se réfugia d'abord près du roi d'Arménie, puis se rendit auprès de Constantin. Cela se passait en 323. Depuis cette époque, 1l vécut sous la protection de l’autorité impériale, traité en prince, et recevant un commandement toutes les fois que recommençaient les hostilités avec la Perse!. Au reste, Hormisdas paraît avoir tenu dignement sa place. Il usait volontiers de la liberté de parole que lui assurait son rang. On l’a vu, en 357, lors du voyage triomphal de Constance à Rome, rappeler d’un mot tantôt spirituel, tantôt mélancolique, à une juste mesure des choses la vanité exaltée de l’empereur?. Son regard accoutumé aux éblouissements du luxe oriental regardait avec calme les splendeurs plus sobres de l'Occident. Il se consolait de la beauté de Rome en songeant qu'on mourait là comme ailleurs 5. Sa philosophie douce et un peu ironique s'éclairait peut-être d'une lumière plus haute. IL semble s'être converti au christianisme. On assure que, se trouvant à Antioche en même temps que Julien, il visita Bonose et Maximilien dans la prison et se recommanda à leurs prières#, Julien l'avait amené, avec le dessein de l’employer dans l'expédition de Perse. IL comptait sur les relations qu'Hormisdas conservait avec ses compatriotes et sur les moyens qu’il pourrait avoir de se former parmi eux un parti et de susciter peut-être une révolution. Comme tous les Persans d’un rang élevéÿ,

1. Sur Hormisdas, détails dans Jean d’Antioche, fr. 177; Müller, Fragm. hist. grec., t. IV, p. 605.

. Voir t. 1, p. 414.

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