‹ julien l'apostatChapitre 116 sur 229 · Passio SS..Bonosi et Maximiliani · texte numérisé non relu

Passio SS..Bonosi et Maximiliani

Hormisdas était un cavalier accompli : Julien lui réservait le commandement d’un corps de cavalerie.

Tout étant ainsi réglé, Julien se prépara lui-même à partir. Il ne voulut pas le faire sans dire adieu à ceux de ses amis qu’il n’emmenait pas. Le préfet du prétoire Salluste, le maitre des offices Anatole, le médecin Oribase, les philosophes Maxime et Priscus, avaient été désignés pour l'accompagner : seul ou presque seul du groupe des intimes restait Libanius. Julien ne pouvait songer à lui faire, comme à d’autres, un vulgaire présent. Libanius était désintéressé : il le dit trop, mais il ne dit, en cela, que la vérité. « Je te ferai, lui avait annoncé Julien, un grand cadeau, mais tel que, cette fois, tu ne puisses pas le refuser. » L’ayant obligé à diner avec lui : « Mon ami, dit-il, il est temps que je t'offre mon cadeau. » Libanius se demandait de quoi il pouvait être question; mais Julien, élevant la voix, lui dit : « Je t'ai inscrit sur la liste des orateurs, à cause de ton éloquence, et sur celle des philosophes, à cause de tes vertus!. » Libanius avait le cœur assez haut pour estimer comme une suffisante récompense cette parole royale.

Avant de quitter Antioche, Julien pourvut à un dernier soin d'administration. La Syrie était à ce moment sans gouverneur. Il fit consulaire de cette province, dit Ammien, « un personnage originaire d'Héliopolis, nommé Alexandre. Julien déclarait que celui-ci n’était pas digne d’un tel poste, mais ajoutait qu’un juge de cette sorte convenait à des gens avares et injurieux

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