Julien, Ep. 27; Hertlein, p
2. Libanius, Legatio ad Julianum ; Reïske, t. I, p. 469, 3. Libanius, De Vita sua ; Reiske, t. I, p. 90.
voyés à Antioche, supplièrent Libanius d’intercéder à son tour. La défense que lui avait faite Julien pesa peu auprès de l'occasion de composer une belle harangue, et par elle de rendre service à ses concitoyens. D'ailleurs, Julien lui avait interdit de parler pour eux, mais non d'écrire en leur faveur. Libanius, entrant tout à fait dans son rôle de médiateur, écrivit deux harangues, l’une à Julien, l’autre aux citoyens d’Antioche. Dans la première !, Libanius accable Julien des éloges accoutumés. Il l’adjure au nom de Minerve, au nom de l’autel de la Pitié que Julien, dans sa jeunesse, a pu encore voir à Athènes. Il lui prédit qu’un jour on lui élèverait aussi des autels, on lui offrirait des sacrifices et des prières, comme à Hercule. Il le supplie de maintenir à Antioche le privilège de l’abriter pendant l'hiver, et le met en garde contre les gens de Tarse, qu’il représente comme turbulents et insupportables. Cette pièce de rhétorique fut peut-être envoyée à Julien; à coup sûr elle ne lui fut point récitée, car Libanius ne revit point celui-ci ?. L'autre harangue prêchait aux Antiochiens la contrition ct la sagesse ?. Elle leur demandait de manifester à l'empereur leur repentir en fermant les théâtres, en diminuant les courses de chevaux, en modérant l’illumination des bains. « Corrigeons-nous nous-mêmes, afin de n'être pas jugés, » concluait-il avec un accent presque apostolique #. 11 n’est pas probable que cette harangue
1. Legatio ad Julianum (rpscéeutrxo: mp6s ’louhiavéy); Reiske, t. I, p. 451-483.