‹ julien l'apostatChapitre 125 sur 229 · Julien, Ep. 27; Hertlein, p · texte numérisé non relu

Julien, Ep. 27; Hertlein, p

4. Le sens de ce passage de l'Ep. 27, mal compris jusqu'ici, a été rétabli, d’après la traduction manuscrite, par M. Bidez, Notes sur les lettres de l'empereur Julien, dans le Bulletin de la classe des Lettres de l'Académie royale de Belgique, 1904, p. 493-496.

fesseur » de l’hellénisme. Il habitait déjà Hiérapolis, lorsque Constance puis Gallus visitèrent cette ville. Comme ilen était probablement l’un des citoyens les plus en vue, il avait eu l'honneur de les recevoir dans sa maison. Tous deux avaient essayé de le gagner au christianisme. « Mais, pressé souvent par eux, comme cela devait être, dit Julien, de renoncer au culte des dieux, il avait su se préserver, chose difficile, de cette maladiet, »

Cependant Julien eut, à Hiérapolis, autre chose à faire que de parler de philosophie et de religion avec Sopater. A cause de la proximité de l’Euphrate, cette ville avait été désignée pour être le lieu de concentration de l’armée et de la flotte, et le principal entrepôt des approvisionnements. Ses rues étaient pleines de chevaux et de mulets destinés aux bagages : le long de ses quais mouillaient des navires de guerre, des bateaux de transport chargés de blé, de biscuits et de vinaigre?. Julien passa trois jours à Hiérapolis, occupé de surveiller et de diriger ces préparatifs. « Je ne puis dire, écrit-il, combien de lettres j'ai dictées, combien de registres j'ai remplis. » Une partie de cette correspondance parait avoir été employée à réparer une première faute. On se souvient du mouvement de fierté qui fit repousser par Julien les offres de concours venues de l'étranger. De meilleurs conseils prévalurent : il se décida à revenir sur son premier avis, et à envoyer des messagers

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