Procope, De Bello Pers., I
7. La Lune joue aussi un rôle dans la théologie de Julien; voir t.1f, p. 238.
y sacrifia « selon le rite du lieu !. » Ce sacrifice fut tout à fait secret. IL n’eut d’autre témoin qu’un parent de Julien, « ce beau, grand et triste Procope, à la taille toujours courbée, au regard constamment fixé à terre, que personne ne se souvenait d'avoir jamais vu rire ?. » D'étranges récits en furent faits. On raconta que, devant l’autel, Julien avait détaché son manteau de pourpre et l'avait remis à Procope, en lui ordonnant de prendre sans hésiter le pouvoir suprême, si lui-même venait à périr chez les Perses ?. On raconta encore que Julien, en sortant, fit sceller les portes du temple, avec défense d'y entrer avant son retour. Quand, après sa mort, les sceaux furent brisés, on trouva une femme pendue par les cheveux, les mains étendues et le ventre ouvert :’ le foie avait été extrait pour interroger l'avenir“. Quelle que soit la valeur de ces anecdotes *, elles mon trent au moins que l'imagination des contemporains
avait été frappée du culte mystérieux rendu par Julien à la déesse de Carrhes f.