‹ julien l'apostatChapitre 136 sur 229 · Ad furta bellorum appositi. » Zbid · texte numérisé non relu

Ad furta bellorum appositi. » Zbid

bat, et autant de bateaux devant servir à supporter les ponts pour le passage des fleuves ou des canaux!.

L'armée romaine, renforcée des Sarazins, continua de longer le fleuve, d’un pas alérte ?. On arriva, dans les premiers jours d'avril, à Circesium. C'était une place très forte. Elle commandait le confluent de l’Abora et de l’Euphrate, et occupait une sorte de presqu'ile formée par leur réunion. Jadis petite et faible, elle avait été entourée par Dioclétien de murailles épaisses, de hautes tours, d’une enceinte « construite avec un soin d’artiste 3, » dit Ammien Marcellin. Elle était devenue imprenable # Selon sa coutume, Dioclétien l’avait établie, non à l’intérieur de la frontière romaine, maïs en avant de la frontière ennemie : c'était, du reste, la tradition établie depuis Probus, qui « pour garder les villes romaines posait ses forts sur le sol barbare. » Aïnsi dressée en ouvrage avancé, la place de Circesium protégeait de loin la Syrie contre les incursions des Perses 6. Elle couvrait en particulier Antioche, qu’elle préservait de surprises comme celle que rapporte Ammien, alors que, sous Valérien, l'ennemi fondit des crêtes du Silpius sur la ville en fête 7. Julien demeura quelques jours à Circesium, dont il renforça la garnison $. Il y fut surtout occupé à la construction du pont de bateaux sur lequel son

. Ibid. ; et Zosime, II.

. « Agili gradu. » Ammien Marcellin, XXIL, 5. . « Fabre politum. » Jbid.

. « Munimentum tutissimum. » 1bid.

. Vopiscus, Probus.

. Ammien Marcellin, XXII, 5.

. Ibid. — Cf. les Dernières persécutions du troisième siècle, 3° éd., p.171 8. Magnus, dans Müller, Fragm. hist. græc., IV, p. 4.

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