Libanius, Epitaphios Juliani; Zosime, II
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L'armée demeurait campée devant Ctésiphon !; mais, avec l'absence de plan qui se remarque dans toute cette guerre, ni Julien ni ses généraux ne savaient s’il était opportun de faire le siège de la grande ville sous les murs de laquelle on était arrivé avec tant d'efforts. Un conseil de guerre fut tenu. Beaucoup des chefs de l'armée romaine déconseillaient le siège. Ils objectaient les fortifications imprenables de la ville, et l’arrivée probable de Sapor lui-même avec une armée de secours. C'était, dit Ammien, l'avis le plus sage ?. Il dénotait cependant, autant que l’on peut juger aujourd'hui, une timidité singulière, ou un découragement déjà bien grand. L'histoire des siècles passés montrait que Ctésiphon était loin d’être imprenable. Trajan s’en était emparé en 116,et Cassius en 164. Septime Sévère, la prenant de nouveau en 198, y avait fait cent mille prisonniers. Carus s’en était aussi rendu maître en 283. A la capture de cette ville ils avaient dû ce titre de Parthicus, si fort ambitionné par Julien. Celui-ci, cependant, se rangea sans hésiter à l'opinion de ses généraux. Il somma, dit-on, les défenseurs de Ctésiphon de venir se mesurer en plaine avec ses légions ÿ : ceux-ci, naturellement, n’acceptèrent pas cette proposition dérisoire, et demeurèrent à l’abri de leurs murailles. Julien alors décida en conseil que Ctésiphon ne serait pas assiégé : il se contenta d'envoyer quelques troupes, sous la conduite d’un: vieux militaire, Arinthée, déjà connu sous Constance #, piller les campagnes environnantes, riches