Ibid
3. « Cibos.. parcius victitans conservarat. » Ammien Marcellin, XXV, 8.
4, Captivos graciles suaque natura, ut pæne sunt Persæ...» Ammien Marcellin, XXIV, 8. — Ailleurs, décrivant les Perses : « Graciles pæne sunt omnes, subnigri vel livido colore pallentes. » XXII, 6. — Il a cepen dant loué en un autre passage la beauté des femmes; voir plus haut, p. 237.
qu'on en vienne aux mains !! » Cette exhibition ne fut que la préface d’une réunion plus sérieuse, où tous les chefs s’assemblèrent en conseil de guerre. Contraint par les événements, Julien se décidait à prendre leur avis. À ce moment, des rangs pressés des soldats s'élevèrent des cris, demandant le retour par les chemins déjà parcourus. Julien repoussa énergiquement cette suggestion. Beaucoup autour de lui, mème parmi ceux qui avant l'incendie des navires avaient été de cette opinion, déclarèrent maintenant impossible le retour par la Chaldée et la Mésopotamie persane, saus une flotte chargée de vivres, à travers des plaines dont les moissons avaient été détruites et où tous les villages n'étaient plus que des amas de décombres, sur un sol détrempé par les neiges fondues, venues des hauts plateaux, inondé facilement au gré de l’ennemi, infesté en cette saison chaude par des nuées de taons et de moucherons. La discussion se prolongea longtemps entre ceux qui, en dépit de ces “difficultés, persistaient à désirer la retraite, et ceux qui, malgré les dangers prévus, insistaient maintenant pour la marche en avant. Enfin, « désespérant d'arriver humainement à une solution, dit Ammien, après beaucoup d'hésitation et d’incertitudes, nous élevâmes des autels, et,immolant des victimes, nous sollicitàèmes la volonté des dieux ?. » On leur demanda de décider, à leur manière, dans quel sens devrait se diriger l’armée : ou revenir par l’Assyrie, c’est-à-dire repasser le Tigre et remonter la vallée de l’Euphrate, ou marcher entre le Tigre et les premières pentes des montagnes de la