Ibid
Perse jusqu'au Chiliocome (les mille bourgades), province gouvernée au nom de Sapor par un satrape, la dévaster à l’improviste (on ignorait qu'elle venait de l’être par Arsace), et, la traversant, atteindre la Corduène !.
Que l’on pèse ici tous les termes du récit d’Ammien : on remarquera que c'est l'initiative de l’armée, ou au moins de ses chefs païens, ce n’est pas celle de Julien, qui décide d'offrir un sacrifice et d’essayer des pratiques divinatoires. On sent que le doute agite tous les esprits, ou même que l'angoisse étreint tous les cœurs. Il s’agit déjà moins de la victoire que du salut. Maïs les dieux ne répondirent pas. Les entrailles des victimes furent muettes?. La raison, après avoir abdiqué ses droits, fut contrainte de les ressaisir. « On prit enfin un parti, dit Ammien : celui de renoncer à toute ambition plus haute, et d'essayer de gagner la Corduèneÿ. »
Le 16 juin, dès le point du jour, la retraite commenca.
L'armée était déjà en route, et approchait d’un affluent du Tigre, le Durus#, quand un tourbillon de