Sedatius. » Ibid
périt un satrape, Adaces, bien connu des Romains, car il avait été jadis envoyé en mission auprès de Constance et s'était fait des amis à sa cour !.
C'était encore un succès; mais cependant, à y regarder de près, les symptômes inquiétants se multipliaient. Parmi les officiers supérieurs, on apercevait déjà des défaillances. Malgré la brillante conduite de la cavalerie, qui vénait de sauver l’arrière-garde, un de ses régiments s'était mal tenu, et avait manqué de tout compromettre. L'empereur lui enleva ses guidons et ses étendards, et relégua ses soldats à la suite de l’armée au milieu des serviteurs, des prisonniers et des bagages. Son tribun, qui avait montré du courage, fut mis à la tête d'un autre régiment de cavalerie, dont le chef avait fui le champ de bataille. Avec ce dernier, quatre autres tribuns furent cassés pour une lâcheté semblable. En d’autres temps ils eussent payé celle-ci de leur tête : mais Julien fut forcé d'être clément. L'heure était passée de décimer les soldats ou de décapiter les chefs, On était obligé désormais de ménager les vies humaines, au risque de relâcher un peu la discipline.
L'armée marcha pendant environ trois lieues et demie, jusqu’à la ville d’Aceta. Elle y trouva les moissons en feu, et eut grand'peine à sauver un peu de blé et de fourrage. Continuant leur route, les Romains parvinrent dans une plaine qui s'étend à perte de vue des bords fertiles du fleuve jusqu'aux confins du désert. On l'appelait Maranga. Là attendaient les Perses, formant une ligne immense, cavaliers raides et immobiles comme