‹ julien l'apostatChapitre 177 sur 229 · Ibid., 6. — Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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hauteurs voisines, les Perses jetaient des flèches : on les entendait injurier les Romains, et, répétant un propos des transfuges, les accuser d’avoir assassiné leur empereuri. L’audace des Perses croissant avec l'impunité, des troupes de leurs cavaliers forcèrent l’une des portes du camp”, et arrivèrent tout près de la tente de Jovien : mais elles furent repoussées, laissant beaucoup de morts et de blessés. Au point du jour, l’armée romaine décampa.

Le 30 juin, vers le soir, elle s’établissait en un lieu appelé Chancha. Elle y fut relativement tranquille, parce que là les hauteurs qui bordent le fleuve et dominent la plaine avaient été naguère aplanies de main d'homme, afin d'empêcher des envahisseurs sarazins de les occuper : les Perses ne purent, de leurs crêtes, envoyer des flèches aux Romains. Le 1° juillet, les troupes quittèrent . cet abri, et se dirigèrent vers la ville de Durai. Elles y parvinrent, après avoir péniblement franchi trente stades, toujours suivies par l'ennemi. Cette fois, c'étaient des Sarazins passés au service des Perses, après avoir vu leurs offres d'alliance repoussées par Julien“, qui se montraient les plus acharnés. Les chevaux et les convois, qui se trainaient à la suite de l'armée, eussent été capturés par les pillards, si l'infanterie et la cavalerie légères n'avaient constamment veillé.

Les Romains passèrent à Dura quatre jours fort agités.

1. CE saltibus nos hostes diversitate telorum, ac verbis turpibus incessebant, ut perfidos et lectissimi principis interfectores : audierant enim ipsi quoque referentibus transfugis..., Julianum telo cecidisse romano. »

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