Ibid
3. « Fingentes humanorum respectu reliquias exercitus redire sinere
clementissimum regem, quæ jubet si impleverit cum primatibus Cæsar. » Ibid.
Perses avec l'Arménie. Bien que l'intervention de celuici n’eût été d'aucun secours pour l’armée de Julien, Sapor ne pouvait lui pardonner d’avoir dévasté le Chiliocome.
Ces conditions terribles furent longtemps débattues. Au milieu des affres de la faim, pendant quatre mortelles journées, « plus douloureuses que tout supplice, » on marchanda pièce à pièce « la rançon ? » exigée des Romains. Ammien dit que ces quatre jours eussent été mieux employés à marcher vers la Corduène, dont les premiers postes n'étaient, dit-il, qu’à cent milles del’endroit où agonisait l’armée romaine. A la distance de temps et de lieu où nous sommes, il est malaisé de discuter cette opinion : cependant on peut se demander si, au cas où Jovien eût cru possible de se dégager par la force du cercle de fer qui l’enserrait, ses troupes, qui il y a quelques jours semblaient capables de cet acte de désespoir, eussent maintenant consenti à le suivre. On se souvient que Julien avait tenu secrètes les propositions de paix qui lui avaient été faites devant Ctésiphon, de peur que l’armée, si elle les avait connues, refusât de combattre davantage *. Aujourd’hui, l’on négociait sous les yeux de celle-ci, qui, au dire d’'Ammien, avait considéré comme une faveur inespérée du ciel la venue des plénipotentiaires persans. Libanius ajoute que l’armée soupirait ouvertement après la paix, et en réclamait à grand cris la conclusion #. D'ailleurs, réduite mainte-