‹ julien l'apostatChapitre 181 sur 229 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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4. Acheafévres eipnvhs ôvoudri…. mévres É6dwy déyeodat nai otTépys:,.… Aurouç pos Tv hovyxiav punxotés. Libanius, Epilaphios Juliani.

nant, à ce qu'on assure, au dixième de son effectif !, lui eût-il encore été possible de trouer les troupes persanes, et de longer, sans approvisionnements et sans vivres, la rive gauche du Tigre, bordée de hauteurs d’où pouvait fondre à tout instant l'ennemi? L’énorme difficulté avec laquelle, une fois la paix signée, les troupes romaines, obligées d'abandonner comme « escarpés et impraticables ?» les bords du fleuve, opérèrent le passage de celui-ci, en y laissant beaucoup de noyés, puis traversèrent la Mésopotamie, mourant de faim et de soif, mangeant en route leurs chevaux et leurs bêtes de somme, et perdant presque tous leurs bagages 5, permet de croire qu'une telle retraite se fût changée en une défaite irrémédiable, en un anéantissement complet de l’armée, s’il avait fallu disputer à chaque pas le chemin à l'ennemi.

Ce qu’on doit retenir, c'est l’aveu non suspect de Libanius : l’armée exigeait que l’on traitât à tout prix. Le nouvel empereur fut obligé de se soumettre. Il signa le traité, le 10 juillet, sans avoir pu obtenir aucun adoucissement des Perses. Eutrope, présent sur les lieux comme Ammien “, mais ayant peut-être plus que ce brave soldat gardé son sang-froid, déclare que cette paix, si honteuse qu'elle fût, était devenue nécessaire °. On ne saurait done, semble-t-il, faire peser sur Jovien

1. Philostorge, VIIT, 1. On ne sait d'où Philostorge tire ce renseignement, et quelle en est la valeur; cependant il concorde assez avec l'expression employée par les plénipotentiaires persans : « reliquias exercitus. »

2. « Loca contigua flumini ut confragosa vitabantur et aspera. » Ammien Marcellin, XXV, 7.

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