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Libanius, Epilaphios Juliani ; Reiske, t. I, p

dans les autres contrées de l’Empire !. Comme on devait s’y attendre, l'annonce de ces événements produisit, selon les milieux, des effets très divers.

Ce fut un coup terrible pour beaucoup de ces païens orientaux, dont le prince qui tombait ainsi en pleine jeunesse avait réveillé le fanatisme. La ruine de toutes leurs espérances excitait en eux un mélange de douleur et de colère. Il y eut des villes où l’on lapida, « comme coupable de mensonge au sujet d’un dieu, » le messager qui annonçait la catastrophe ?. Les dévots sincères accusaient d’ingratitude les immortels. Comme Julien luimême, ils s'étaient figurés que ceux-ci interviendraient en personne dans les batailles, à la façon des dieux d'Homère, et que du ciel « des foudres et des tourbillons de feu, et tous les projectiles que peuvent lancer des dieux, tomberaient sur les Perses 5%. » Aussi, déçus dans leur attente, s’écriaient-ils avec amertume : « Une telle récompense pour tant de victimes, pour tant de prières, pour tant de parfums, pour tant de sang versé le jour etla nuit i! »

Les amis particuliers de Julien furent atterrés. Celui qui l’aimait peut-être le plus sincèrement, Libanius, faillit tomber malade de douleur. Il eut des pensées de suicide. Je me serais, dit-il, précipité sur mon épée, si je n'avais été retenu par le souvenir des enseignements de Platon, et aussi par la pensée de consacrer le reste de

1. Le 20 août seulement à Alexandrie : « Olympus autem idem prf, mense mensore XX VI d. consulibus Juliano Aug. III et Sallustio, nuntiavit Julianum imp. esse mortuum et Jovianum christianum imperare. » Hisl. acephala, 12.

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