‹ julien l'apostatChapitre 189 sur 229 · RU LT EE · texte numérisé non relu

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2. Paroles de saint Ambroise, à propos du juge qui condamna le soldat Émilien, à Dorostore (voir plus haut, p. 87) : «.. Cum memineriat tempore Juliani illum, qui aram dejecit, et turbavit sacrificium, damnatum a judice fuisse mariyrium. Itaque nunquam alias judex qui audivit eum, nisi persecutor habitus est; nemo illum congressu, nemo illum unquam osculo dignum putavit. » Saint Ambroise, Ep. 40, 17.

3. Saint Grégoire de Nazianze, Oralio V, 37. Cf. Libanius, £Ep. 1489

saisir, l’entraîner dans le jardin de la maison, et le massacrer : un des conjurés, pris dè remords, l’avertit et le sauva !. Aux passions ainsi déchaînées Grégoire oppose le devoir de la charité chrétienne.

« Voilà ce qu'il faut entendre et accepter. N’usons pas insolemment des circonstances favorables, n’abusons pas de la puissance, ne nous montrons point durs à ceux qui nous ont fait du mal, n'imitons pas ce que nous blàmions autrefois. Du changement de régime profitons seulement en ceci, que nous avons échappé aux mauvais traitements, mais détestons toute pensée de les rendre. Puisque nous ne pouvons punir tousles coupables, pardonnons à tous; nous nous montrerons ainsi meilleurs que ceux qui nous ont offensés, et nous ferons voir par là en quoi la loi du Christ l'emporte sur ce que leur avaient enseigné les démons *... À nous de vaincre par notre bonté ceux qui nous avaient opprimés... Ne songeons point à des confiscations, ne trainons personne devant les juges, n'exilons personne, ne fouettons personne, en un mot n'infligeons à personne ce dont nousmêmes avons souffert. Rendons, s’il se peut, meilleurs par notre exemple ceux qui eurent des torts envers nous Ÿ. »

Quand on lit ces paroles, adressées à ceux qui soit par eux-mêmes, soit « en la personne de leur fils, leur père, leur femme, un parent, un ami, » ont « souffert de la persécution #, » il est difficile de mettre celle-ci en

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