‹ julien l'apostatChapitre 190 sur 229 · Libanius, De Vita; Reiske, t. I, p. 92. Cf. Æp · texte numérisé non relu

Libanius, De Vita; Reiske, t. I, p. 92. Cf. Æp

«3. Ibid, 37.

4. El to mémovdev vids, el Tw Tarhp, el Tw YUV}, GUYYEVAS, pÜos, À a)AoS TI TOY Tiiwy. Ibid.

doute, et de nier l’état misérable où furent réduits les chrétiens, au moins en Orient, sous le règne de Julien. Ce qui est remarquable, c’est l’absence de réaction soit politique, soit religieuse, après la disparition de celuiel. Le premier mouvement populaire avait été vif. Des magistrats, des amis de Julien, avaient couru des dangers. Les habitants de certaines villes s'étaient soulevés contre les philosophes : quelques-uns de ceux-ci, soupçonnés de s’être enrichis outre mesure des dons de Julien et du pillage des églises, avaient même été jetés en prison {. Mais cette effervescence première n'avait pas duré. Loin d’y exciter, le clergé chrétien (on l’a vu par le langage de Grégoire de Nazianze) employa son autorité morale à la combattre. Le pouvoir civil ne se prêta pas davantage aux représailles. Mème entre les mains d'anciens confesseurs de la foi, comme Jovien et Valentinien, 1l se refusa à montrer, en sens inverse, les passions religieuses dont avait été animé Julien, et tint à honneur de rester modéré.

Il semble, cependant, que d’abord Jovien ait hésité sur la conduite à tenir. Si l’on en croit Libanius, celui-ci ayant été accusé « par un barbare » de pleurer sans mesure Julien et de trop vanter le dernier règne, l’empereur eut la pensée de le condamner à mort, et en fut détourné seulement par cette observation d’un de ses conseillers : « À quoi bon faire périr un homme, dont les écrits resteront dans toutes les mains ?? » Mais il se peut que, dans ce récit, l'imagination du sophiste, qui voyait partout des dangers, ait, de concert avec sa vanité, un peu exa-

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