Cf. Iliade, VII, 195; Odyssée, XXIT, ait
lieu des dieux, plus encore, au lieu des dieux vous nous flattez, nous autres hommes. Il vaudrait beaucoup mieux, Je pense, ne pas mème flatter les dieux, mais les honorer sagement, »
L'incident qui, lors d’une visite au temple de Jupiter, avait inspiré à Julien cette harangue se reproduisit encore, un jour qu'il visitait le temple de la Fortune. Il y fut salué par des battements de mains et de bruyantes exclamations. Cette fois, c'est par un édit adressé au peuple d’Antioche, et affiché dans la ville, qu'il fit connaitre ses sentiments. Le texte en a été conservé dans le recueil de sa correspondance. « Si j’entre incognito dans un théâtre, applaudissez, dit-il; mais si j'entre dans un temple, gardez le silence, et réservez vos applaudissements pour les dieux. C’est eux, avant tous autres, qui y ont droit?. »
Un autre épisode de ces visites a été raconté par Libanius. Julien s’était rendu en pèlerinage au temple de Jupiter, situé dans la ville basse. Il se produisit alors un petit fait insignifiant, qui frappa beaucoup l’imagination des païens. Un cygne, capturé dans les marais de l’Oronte, avait été consacré au dieu, et vivait dans les jardins du temple. Devenu animal domestique, l’oiseau avait perdu l’usage de ses ailes. Il nageait dans les bassins ou se promenait sur la terre, comme le plus vulgaire palmipède. Au moment où Julien offrait le sacrifice, on remarqua que le cygne s’approchaiït de l’autel où brülait le feu sacré. On le vit ouvrir toutes grandes ses ailes. Bientôt, aux regards étonnés de l’as-