‹ julien l'apostatChapitre 20 sur 229 · Julien, Ep. 65; Hertlein, p · texte numérisé non relu

Julien, Ep. 65; Hertlein, p

sistance, il prit son vol, fit le tour du temple, et disparut dans les airs, du côté de l'Orient. Les applaudissements éclatèrent, cette fois non réprimés par Julien. Les assistants crurent avoir vu Jupiter lui-même, sous la forme de l'oiseau aimé de Lédaf.

C'était l’infirmité du paganisme, que ses Les les plus gracieux suggéraient presque toujours quelque idée impure. La blanche envolée du cygne à travers l’azur rappelait à ceux qui la contemplaient une des scandaleuses amours du maître des dieux. Il en était ainsi de beaucoup de rites païens. Surtout dans une ville aussi corrompue qu’Antioche, l’immoralité, qui dormait au fond des religions antiques, et particulièrement des cultes syriens, remontait d'elle-même à la surface. Julien était contraint de la subir, au risque d’être éclaboussé par cette écume. Quand le cortège impérial se formait, pour prendre part à quelque procession païenne, ou conduire le prince à l’un des temples, tout un monde sorti de bouges infâmes, mais ayant peut-être un rang et un rôle dans certaines cérémonies sacrées?, accompagnait à travers les rues et les places d’Antioche, parmi les cris indécents et les murmures suspects, l’empereur qui s'avançait à cheval suivi des prétoriens. J'ai cité plus haut les paroles de saint Jean Chrysostome sur ces honteuses exhibitions, et l'appel adressé par l’orateur sa-

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