Voir plus haut, p
6. « Incensæ sunt a Judæis basilicæ, et nihil redditum est, nihil repetitum, nihil quæsitum. » Saint Ambroise, Ep. 40, 18.
liberté de religion !. Le labarum reparut sur les étendards et sur les monnaies ? : les églises rentrèrent en possession des droits que leur avaient accordés Constantin et Constance, et que Julien leur avait enlevés ?; mais le culte païen ne fut l’objet d'aucune prohibition #. Il cessa seulement d’être le culte officiel, pour passer au rang de culte toléré. Les sacrifices cessèrent d’être offerts au nom de l’État 5. Les temples commencés aux frais de l'État sous le règne de Julien, restèrent interrompus 5. Mais ceux qui avaient été rouverts ne furent pas fermés. Les seules pratiques de l’idolâtrie quiaient été défendues sont les conjurations magiques et les sacrifices nocturnes 7. Encore un magistrat naguère nommé par Julien, et demeuré en place sous ses successeurs, obtint-il que les mystères d'Éleusis, qui se célébraient pendant la nuit, fussentexemptés de cette interdiction $. Aucun professeur
{. Promulguée à Alexandrie le 15 septembre; Historia acephala, 18.
2. Eckhel, Doctr. numm. vet., t. VIII, p. 147; Cohen, Descript. hist, des monnaies frappées sous l’Empire romain, t. VI, p. 384.
3. Tov apyatov xécuov, selon l'expression de Philostorge, VIL, 1. Cf. Théodoret, IV, 4; Socrate, III, 24; Sozomène, VI, 4.
4. Expressions exagérées de Socrate, de Sozomène, de l'Hist. acephala, parlant de destruction des temples paiens, d'ordre donné par l'empereur de ne plus adorer que le Dieu des chrétiens. C’est l'erreur historique déjà commise à propos de Constantin (voir tome I, p. 54). Les faits les mieux établis, et le témoignage formel du païen Themistius, sont contraires à ces assertions. Quant à l'inscription du Corpus inscr. græc., t. IV, 8608, relative à une église chrétienne de Corfou, construite « après avoir démoli les enceintes sacrées et les autels des Hellènes, » si le ’Io&tævès qui y est nommé est bien l’empereur Jovien, il y a là une allusion à un fait local, à une transformation en église de quelque sanctuaire païen peut-être abandonné, non à une mesure générale.
5. Ici Socrate (III, 24) emploie un langage exact : Iétauro dE aÜrois xai d 0 aiparos Onpôcix yivouevos poAvopds, D xaTax6puws mi TouALavoU xaTcyphI TO.