Zosime, IV
païen ne fut inquiété. Priscus, Maxime, conservèrent, tant que vécut Jovien, les biens et les dignités qu'ils avaient reçus du précédent empereur : s'ils éprouvèrent une disgrâce momentanée au commencement du règne de Valentinien, ce fut pour des faits nouveaux, non en représailles de leur faveur passée !. Mais une loi, rétablissant la liberté de l’enseignement, déclara que « tout homme digne par ses mœurs et son talent d’instruire la jeunesse, reprenait le droit soit d'ouvrir une école, soit de réunir à nouveau son auditoire dispersé ?. » Si beaucoup de temples se fermèrent, si beaucoup de prètres des dieux abandonnèrent leurs fonctions, si beaucoup de gens rasèrent la barbe ou dépouillèrent le manteau des philosophes, cela eut lieu par la force des choses, non par aucun ordre officiel. Dans son ensemble, le culte païen demeura libre, aussi libre qu'il avait été sous Constantin, plus libre qu’il ne fut sous Constance.
Les païens que n’aveuglait pas la passion surent le reconnaitre. Ils se montrèrent reconnaissants aux successeurs chrétiens de Julien d’avoir évité toute réaction. Dans un discours prononcé en présence de Jovien, au commencement de 36%, pour célébrer son consulat, le rhéteur Thémistius le remercie d’avoir, « étant le maitre