Eunape, Vifæ soph.; Maximus, p
2. « Si quis erudiendis adolescentibus vita pariter et facundia idoneus erit, vel novum instituat auditorium, vel repetat intermissum. » Code Théod., XII, ut, 6. La loi est datée «II id. Jan. divo Joviano et Varriano coss. » S'il n'y a pas de faute dans le titre de « divus » donné à Jovien. il faut en voir une dans la date, car le 11 janvier, Jovien n’était pas encore mort. Peut-être au lieu de « Jan. » faut-il lire « Jun. » La loi serait du 11 juin 364. Il est probable, du reste, qu'elle ne fit que régulariser une si- Luation déjà existante, et que dès le lendemain de la mort de Julien les professeurs chréliens avaient recommencé à enseigner.
pour tout le reste, laissé ce qui concerne la religion au jugement de chacun! ; » et il ajoute, probablement interprète, ie encore, de l'opinion publique, qui après tant de secousses aspirait surtout au repos : « Ta loi de tolérance n’est pas moins précieuse pour l'Empire que ne l’a été ton traité avec les Perses; car si ce dernier met fin à nos guerres extérieures, le premier éteindra nos discordes intestines ?. » Quand, onze années plus tard, mourra Valentinien, Ammien Marcellin lui donnera le même éloge : « Ce qui fait la gloire de son règne, c’est qu'il se tint au milieu de toutes les diversités religieuses, n’inquiétant personne, n’obligeant personne à suivre tel ou tel culte. Il n’inclina pas par des lois menaçantes ses sujets vers ce que lui-même adorait. Mais il laissa les partis dans l'état même où il les avait trouvés 5. »
Mais si le paganisme conserva jusqu'aux règnes de Gratien et de Théodose la situation légale qu’il avait eue avant Julien, il ne garda rien de la vie factice que celuici avait voulu lui rendre. La main partiale d'un empereur n'étant plus étendue pour le soutenir, il chancela, et recommenca la décadence à peine interrompue. En Occident, où l’influence de. Julien n’avait pas eu besoin de s'exercer en sa faveur, ilse maintint assez longtemps encore, grâce à l'appui politique autant que religieux d’une aristocratie attachée aux anciennes traditions; en Orient, il retomba tout de suite dans l’état d’où Julien avait essayé de le relever, ruine déjà couchée à terre, sorte d'épave que submergeait presque partout le flot montant dela population chrétienne.
1. Themislius, Oratio V, dmaruxéc; éd. Dindorf, p. 529. 2. Ibid.