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3. Eunape, Continuation de l'Histoire de Dexippe, fragm. 9; dans Müller, Fragm. historicorum græcorum, t. IV, p. 16.
350 SOURCES PAIENNES.
rien à la gloire d’Homère. Donc, rejetant avec hauteur les histoires que d’autres ont écrites de ses actes, il est poussé par la grandeur des événements à les raconter lui-même. Il n’en composa pas la simple relation, mais il fit spontanément et avec éclat son éloge, chantant ses propres louanges dans des épîtres adressées à beaucoup ?. »
Qui sont les Nardini, dont il est question en tête de ce passage? On a vainement cherché à identifier cette peuplade inconnue, dont le nom est peut-être défiguré par une erreur de copiste. L'important est le fond même du morceau. On y voit d’abord que Julien raconta ses propres exploits en diverses épiîtres : allusion probable à la lettre aux Athéniens, aux lettres aux Lacédémoniens, aux Corinthiens ét peut-être à d'autres villes ou collectivités. On y voit encore que Julien fit ces récits sous forme de panégyrique, ne craignant pas d’y « chanter » ses louanges : cela s’applique bien à la lettre aux Athéniens, la seule qui nous soit parvenue. Mais on y voit quelque chose de plus : c’est qu'un écrivain inconnu, du nom de Cyllenius, avait écrit sur l'expédition contre les Nardini (?); que Julien fut mécontent de ce récit, ét en témoigna son déplaisir à l’auteur; qu'il rétablit à sa manière, c’est-à-dire en se louant lui-même, la vérité des faits. Voici donc encore un témoignage précis sur une relation composée par Julien, soit de l'expédition de 357, soit de quelque autre épisode de ses campagnes contre les Germains. Il est peu probable que cette relation se confonde avec le « petit livre, » fB6Adto, dont parle le fragment d’Eunape précédemment cité.
Une autre attestation, plus générale, d’écrits de Julien sur ses guerres de Germanie se trouve dans l’épitre 33 de Li= banius, qui est vraisemblablement de l’été de 358, c’est-à-