Libanius, Prosphoneticus ; Reiïske, t. I, p
352 SOURCES PAIENNES.
dehors de ce qu’il emprunte à l’Épitre aux Athéniens, il ne dit plus que des généralités, évidemment parce qu’il ne savait rien de plus !. »
En résumé, je ne distingue avec certitude, parmi les écrits perdus de Julien, que deux opuscules ayant trait à ses guerres : le « petit livre » sur l’expédition de 357, attesté clairement par Eunape, et objet d’une allusion non moins claire dans la lettre 33 de Libanius, écrite en 358; la lettre à Cyllenius, au sujet d’une des expéditions germaniques de Julien, renfermant à la fois un blâme de cet écrivain et un récit fait en guise de correctif par Julien lui-même.
L'œuvre littéraire de Julien, telle que nous la connaissons, peut donc se reconstituer ainsi : 1° ses compositions de longue haleine, que les anciens englobaient toutes, quels qu’en fussent la forme et le sujet, sous le nom de Discours, Adyor; 2° ses épîtres, érioroku, recueil mutilé de lettres privées et de pièces officielles; 3° un écrit en partie conservé par les citations d’autres auteurs, le livre contre les chrétiens, 4° les écrits entièrement perdus, comme quelques lettres apologétiques aux villes, les Kpôwa, et probablement deux relations distinctes sur les guerres faites par Julien pendant son gouvernement des Gaules, c’est-à-dire le 816Adtov sur la bataille de Strasbourg et le récit contenu dans l’épitre à Cyllenius ?. ;
Une question se pose : dans quelle mesure les écrits de