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Revue archéologique, t. XXX VIII, p

5. Cf. Ammien Marcellin, XV, 8; XXV, 4 : vultum excitalius gratum... venustate oculorum micantium flagrans.. superciliis decoris et naso recto. humeris vastis et latis.

troisième période s’élend de la fin de 861 jusqu’à juin 363, date de la mort de Julien. C’est alors qu'il laisse pousser sa barbe, symbole de son adhésion à l’ancien culte et à la philosophie païenne. Les pièces frappées à Constantinople le montrent (pl. VII, n° 4) légèrement barbu, avec une barbe beaucoup plus longue (n° 2), plus longue encore (n° 3), toujours plus longue (n° 4-7), séparée en grosses touffes et encadrant une figure plus rude et plus laide (n° 8 et 40). De même les pièces frappées à Antioche, où Julien résida pendant huit mois, de juin 362 à mars 363 (pl. VIII, n°5 11-16), le représentent avec une barbe de plus en plus longue et épaisse. La beauté de Julien César a disparu, bien que les traits essentiels et la forme du visage restent les mêmes. On a sous les yeux l’homme à l’extérieur chaque jour plus négligé, qui a tracé sa propre caricature dans le Wisopogon. Julien nous apprend que ce caraëtère hirsute de son visage était marqué sur ses monnaies, car, ajoute-t-il, ses ennemis d’Antioche « riaient de la figure barbue que celles-ci lui donnaient!. » Les remarques faites à propos des pièces émises à Constantinople et à Antioche s'appliquent aussi à celles de Sirmium, de Nicomédie, de Cyzique (pl. IX, 1-8) : mais la précision est moins grande pour les pièces qui ont été frappées dans des ateliers éloignés alors de la résidence impériale, comme celui de Lyon.

M. Babelon a fait entrer, en 1901, au cabinet des médailles une petite intaille sur sardoine, dans laquelle il reconnaît un portrait de Julien traité plus librement que sur les monnaies, lesquelles, si réalistes qu’elles soient, ne donnent jamais qu’une effigie officielle. Cette intaille montre un Julien encore plus barbu que celui des monnaies. A lui s'applique tout à fait le mot du Misopogon : « Je n’ai pas la liberté de manger avidement ni de boire la bouche bien ouverte; il faut que je

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