Ed. Zell, Stuttgart, 1829; éd. Panckoucke, Paris
MAMERTIN, HIMÈRE, MAGNUS, ETC. 377
ditioni ego quoque interfui. » C’est dire la valeur de ce témoin, si brièvement qu'il dépose : sa déposition est particulièrement importante en ce qui concerne la mort de Julien.
Sextus Rufus, qui fut gouverneur de Syrie en 368, et proconsul d’Asie en 372, a laissé aussi un Breviarium d'histoire romaine !. Il y parle de Julien avec l’impartialité qui semblait de règle dans le monde des hauts fonctionnaires auxquels il appartient. Mais il n’a pas le style lapidaire d'Eutrope. On ne sait s’il assista à la guerre de Perse, sur laquelle il donne quelques détails qui doivent être retenus.
Un autre historien du quatrième siècle fut en rapports directs avec Julien, qui le vit à son passage à Sirmium, le fit mander à Naïsse, lui éleva même une statue, et le nomma consulaire de la Seconde Pannonie. C’est Aurelius Victor ?. Celui-ci venait, en 361, de terminer son livre De Cæsaribus. Il y parle en termes très brefs de Julien : ce qu’il en dit s’arrêle naturellement avant cette date. Il n’y est pas question de l’usurpation du titre d'Auguste. L’Epitome va plus loin, jusqu’à Théodose, et donne des détails sur Julien, particulièrement intéressants pour la guerre de Perse; mais, bien que publié sous le nom d’Aurelius Victor, ce second écrit, très probablement, n’est pas de l’auteur du De Cæsaribus, et n’a pas été composé par un contemporain de Julien.
Le sophiste Eunape de Sardes n’a pu être admis dans lintimité de Julien, puisqu'il avait seize ou dix-sept ans lorsque celui-ci mourut; mais ii a recueilli, dans deux ouvrages, plusieurs faits qui se rapportent à sa biographie.
Le premier de ces ouvrages est une Histoire romaine en quatorze livres, connue sous le nom de Continuation de l'Histoire de Dexippe, à uera Affimmov ioropia ypowxh. Malheureusement il ne nous en reste que des fragments #, dont quelques-