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a été écrit. Julien termine son message par des conseils de paix et de tolérance réciproque, donnés sur un ton de commisération méprisante pour les chrétiens.
« Que ceux d’entre vous qui sont dans l'erreur ne fassent aucun tort à ceux qui, entoute droiture et justice, honorent les dieux selon l’antique tradition; mais que non plus les serviteurs des dieux n’envahissent ou ne pillent les maisons de ceux qui sont dans l'erreur par ignorance plus que par volonté. » Ces paroles avouent explicitement les violences déjà commises en divers lieux par les païens. « C’est par la raison, continue Julien, qu'il faut convaincre et instruire les hommes, et non par les coups, les outrages et les supplices corporels. J'engage donc encore et toujours ceux qui ont le zèle de la vraie religion à ne pas maltraiter la multitude des Galiléens, à ne se permettre contre elle ni voies de fait ni outrages. Il faut avoir plus de pitié que de haine pour ceux qui se trompent sur les grandes choses. Le premier des biens est vraiment la piété : au contraire, l’impiété est le plus grand des maux. C’est pourquoi ceux qui abandonnent les dieux pour se tourner vers les morts et leurs reliques s’infligent à eux-mêmes le châtiment !. »
Les perfides insinuations ? envoyées aux chrétiens contre leur évêque ne produisirent aucun effet. Ils ne le chassèrent point de la ville, comme les y engageait l’empereur : en 363, on trouve encore Titus en possession de son siège ÿ. Mais il ne semble point que les con-