Passio sancti Theodoriti, 4; Ruinart, p
3. Saint Grégoire de Nazianze, Oratio IV, 58; cf. Oratio XVIIL, 33.
du temple de Daphné, des maux de toute sorte fondirent sur les persécuteurs et sur l'Empire. « Qui pourrait, dit saint Grégoire de Nazianze, raconter tous les malheurs dont Dieu a puni visiblement la destruction des églises, les injures faites à la sainte table, la profanation des vases sacrés qui servaient aux divins mystères, les cruautés commises contre les serviteurs de Jésus-Christ1? » Le fait qui attira le plus l'attention fut la maladie répugnante et douloureuse dont le comte Julien fut atteint presque aussitôt après le pillage de l’église d’Antioche ?. On vit dans le même moment des morts épouvantables et soudaines, dans lesquelles les chrétiens reconnurent des coups de la justice divine. Un évêque de la Thébaïde, Héron, qui avait renoncé au christianisme, fut pris à Antioche d’un mal horrible, et, le corps couvert de pourriture, exhalant une odeur fétide, mourut abandonné dans la rue, sans être secouru par personne ÿ. Un prêtre renégat d’Antioche, Théotecne, fut également atteint de pourriture, perdit les yeux, et, pendant son agonie, dévorait sa langue {. Saint Grégoire de Nazianze parle de renégats qui, ne pouvant résister aux remords, avaient d’affreux cauchemars la nuit, et le jour d’étranges hallucinations, pendant lesquels ils confessaient tout haut leur faute 5. Des fléaux de diverse nature ache-
2, Saint Jean Chrysostome, /n sanctum Babylam contra Julianum et Gentiles, 18; Sozomène, V, 8; Philostorge, VII, 10; Théodoret, III, 9; Passio sancti Theodoriti, 4. — Nous parlerons avec plus de détails, dans un autre chapitre, de la fin du comte Julien.