Libanius, £Epitaphios Juliani; Reiske, t. I, p
celles où le christianisme est dominant va jusqu’à la plus criante injustice. |
On se souvient que, sollicité par la ville de Pessinonte qui réclamait de son gouvernement un bienfait ou un secours, il fit savoir qu'il n’accueillerait la requête que si les citoyens faisaient en commun un acte de dévotion à Cybèle !. — En Palestine, deux villes voisines, Gaza et Majuma, étaient rivales : la première poussait jusqu’au fanatisme le culte des dieux?; la seconde ne contenait guère que des chrétiens#. Julien dépouilla celle-ci du titre et des privilèges de cité, que Constantin lui avait accordés, lui enleva ses décurions, ses magistrats, ses décemvirs, l’assujettit à Gaza, et la réduisit à n'être plus que le faubourg maritime de son ancienne rivale #. — L'une des villes de l'Empire les plus exposées aux incursions des Perses était Nisibe. C’est contre ce « boulevard de la puissance romaine en Orientÿ » que battaient toujours les premiers flots de l'invasion. On ne comptait plus le nombre des sièges que Nisibe avait soutenus. Trois fois sous Constance, en 338, 346 et 349, Sapor avait échoué devant ses murs. Dans le courant de 362, le bruit se répandit que les Perses, menacés par les préparatifs de Julien, allaient prendre l'offensive. C'était dire que ce poste avancé serait investi de nouveau. Alarmés, les habitants de Nisibe envoyèrent une députation à l'empereur pour demander l'envoi de renforts. Julien fit une incroyable réponse. Il ne recevra pas les députés, dit-il,
1. Julien, Ep. 49; Hertlein, p. 555. — Voir t. II, p. 337. 2. Voiruit. I, p. 98.