Théodoret, III
foie, et, arrachant leurs entrailles palpitantes, les jetèrent, saupoudrées d'orge, à des pores!.
Si l’on en croit l’historien Théodoret, les mêmes horreurs se passèrent à Ascalon, éclairées par l'incendie de l’église chrétienne ?. Il semble qu’en plein quatrième siècle le Baal ou l’Astarté des temps antiques se soient réveillés, pour demander encore une fois le sang des sacrifices humains. A l’autre extrémité de la Phénicie, dans la petite ville d’Aréthuse, c’est sur un vieillard que la foule s’acharna. Marc, l’évèque arien ou semi-arien d’Aréthuse, le même, dit-on, qui sauva Julien enfant, lors du massacre des membres de sa famille?, était accusé d’avoir, pendant les règnes de Constantin et de Constance, abusé de son influence pour contraindre les païens : on lui reprochaït surtout d’avoir détruit le principal temple de la ville. Dénoncé à Julien, il reçut de celui-ci l’ordre, ou de rebâtir à ses frais le temple, ou d'en payer la valeur. Il refusa de faire l’un ou l’autre, jugeant qu'un chrétien, et surtout un prètre, ne pouvait en conscience contribuer à la construction d’un édifice destiné au culte des idoles. Pour échapper aux conséquences de ce refus, peut-être pour épargner un crime aux persécuteurs #, 1l s'enfuit ou se cacha. Mais bientôt
1. Saint Grégoire de Nazianze, Oratio IV, 87; Sozomène, V, 10. — En d'autres villes, des religieuses furent contraintes par la violence où amenées par la séduction à épouser des païens; Sozomène, VI, 3.