‹ julien l'apostatChapitre 66 sur 229 · Libanius, 4. c. — Cf. Socrate, IIT · texte numérisé non relu

Libanius, 4. c. — Cf. Socrate, IIT

5, Julien, £p. 79; Hertlein, p. 606. — Voir t. II, P'e292:

dore, le mage du Nazaréen, le sophiste subtil d'une religion grossière. » Il accuse en même temps Diodore « de détourner contre les dieux célestes la rhétorique apprise à Athènes, » et raille la faible santé, les joues creuses, la pâleur du prêtre d’Antioche, signes, selon lui, de la vengeance des dieux et présage d’une mort prochaine !. Julien ne se doute pas que cette victime des dieux irrités survivra trente ans au restaurateur de leur culte. Cette lettre qui annonce l'intention d'écrire contre le Christ, et semble associer cette pensée à un ressentiment profond contre Diodore, paraît contemporaine du séjour de Julien à Antioche, et probablement des premiers temps de ce séjour.

Divisé en trois parties ?, l'ouvrage de Julien ne nous est point parvenu tout entier. Presque tout ce qui en reste nous a été conservé par la réfutation que lui à consacrée, au cinquième siècle, saint Cyrille d'Alexandrie ?.

2. Tpio cuyypaps fi6dia ata Toy &ylwv edayyeAlwy xai xaTd Thc eûayoùs roy Xouorrav@y Oproxetxs. Saint Cyrille, Contra Julianum, præfalio. — Saint Jérôme (£p. 60, ad Magnum) dit cependant : «Julianus septem libros in expeditione Parthica contra Christianos evomuit; » dans son Commentaire sur le prophète Osée, I, 11, il répète : « In septimo volumine Julianus Augustus quod adversus nos, id est Christianos, evomuit. » — Comment expliquer ces contradictions entre les deux écrivains ? Faut-il supposer qu'au temps où Cyrille écrivait, quatre des sept livres de Julien étaient perdus ? Neumann (Juliani imperatoris librorum contra Christianos quæ supersunt, p. 100) émet une autre hypothèse : saint Jérôme n'aurait pas connu l’ouvrage de Julien directement, mais d'après une des réfutations faites de son temps, celle de Théodore de Mopsueste ou celle de Philippe de Side : cette réfutation aurait été divisée en sept livres . il aurait cru qu'elle correspondait à une division semblable de l'ouvrage de Julien. Socrate (Hist. eccl., LI, 23) a fait une confusion de même sorte, en attribuant au troisième livre de Julien un passage du premier livre, qui se trouvait cité dans le troisième de saint Cyrille.

3. Le titre exact de la réfutation de saint Cyrille, que nous citons en

Malheureusement, du traité de Cyrille dix livres ne répondent qu’au premier livre ! du Contra Christianos ?. Un petit nombre de fragments des livres suivants de saint Cyrille ÿ paraissent se rapporter au second livre de Julien # : de son troisième, rien ne subsiste 5. On ne peut donc se faire une idée complète de l'ouvrage, et, avec les débris qui en restent 6, relever par la pensée l’ensemble du monument ruiné. Sur les deux dernières parties des conjectures seules sont possibles. Il semble que le second livre était dirigé spécialement contre les Évangiles 7, et que le troisième s’en prenait aux autres écrits

abrégé sous celui de Conétra Julianum, est Ynèo ris Tüv Xprortavüy edayods Opnoxstas mods Tù v &Üéots Touxavod. Migne, Patr. græc.,t. LXXVI.

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