‹ julien l'apostatChapitre 67 sur 229 · Neumann, p. 102 et suiv · texte numérisé non relu

Neumann, p. 102 et suiv

2. Saint Cyrille ne dit pas quel était le titre exact de l'ouvrage de Julien : on peut conjecturer qu'il l'avait intitulé : Kara Xptotuav&v 6yor. Neumann, p. 101.

3. A. Mai a donné (Bibl. nova Patrum, t. II, p. 488-492) des fragments des livres XI-XIX de saint Cyrille.

4, Neumann, p. 125 et suiv. — Dans leurs Recherches sur la tradition manuscrite des lettres de l'empereur Julien, MM. Bidez et Cumont ont publié, p. 135-138, un fragment de la réfutation composée au commencement du dixième siècle par Arétas, évêque de Césarée, fragment découvert dans une bibliothèque de Moscou. A l’aide de ce texte, Neumann a pu reconstituer (Theoi. Liter. Zeitung, 1899) un passage du second livre, relatif à la doctrine du Logos, et tendant à mettre le quatrième évangile en contradiction avec les synoptiques.

b. Neumann, p. 136.

6. Quelques morceaux du texte de Julien, soit cités intégralement, soit résumés, se trouvent aussi dans Théodore de Mopsueste et dans saint Jérôme.

7. Après une allusion aux divergences des généalogies contenues dans saint Matthieu et dans saint Luc, Julien dit : « Comme nous devons rechercher avec soin la vérité sur ce fait dans le second livre (&v r® Gevrepw ouyypduuart), laissons-le pour le moment de côté.» Dans saint Cyrille, Contra Julianum, VILT; Neumann, p. 212.— Plus haut, après un mot sur les rapports de Jésus avec ses parents : « Nous reviendrons sur cela plus tard, continue Julien, quand nous parlerons spécialement de la fausselé ct de l'imposture des Évangiles (Saint Cyrille, VIL: Neumann, p. 202): » sujet dont il n'est pas question dans le premier livre que nous possédons.

du Nouveau Testament !. Quant au premier livre, il est presque complet et roule à la fois sur la comparaison des chrétiens avec les Juifs et les païens et sur l'Ancien Testament.

Julien en a indiqué lui-même le plan et les divisions.

« I nous faut, dit-il, reprendre d’abord, brièvement, d’où nous vient la notion de Dieu, et quelle elle doit être ; ensuite comparer ce qui aété dit chez les Hellènes et chez les Hébreux au sujet de la divinité; après cela demander à ceux qui ne sont ni Hellènes ni Juifs, mais de la secte des Galiléens, pourquoi à notre opinion ils préfèrent l'opinion de ceux-ci (les Juifs), et pour quelles raisons cependant ils ne sont pas restés avec eux, mais s’en sont séparés pour suivre leur propre voie. Prétendant, en effet, qu'il n'y a rien de beau ni de bon; soit chez nous Hellènes, soit chez les Hébreux, sectateurs de Moïse, mais ayant emprunté, comme par une sorte de fatalité, les rebuts de ces deux nations, l’athéisme à la légèreté juive, une vie perverse et indolente à la grossièreté et à la nonchalance qui se rencontrent chez nous, ils ont voulu que cela fût nommé la meilleure des religions ?. »

Il ne faudrait pas croire que Julien ait suivi rigoureusement ce plan, se soit interdit ces répétitions, ces digressions, ces échappées en tous sens, qui font si facilement perdre, dans ses livres, le fil du raisonnement. Saint Cyrille remarque que sa pensée ne cesse, en quelque sorte, de tourner sur elle même, que les mêmes idées reviennent souvent, et qu'il arrive de retrouver soit au

1. C’est une hypothèse vraisemblable de Neumann (p. 136), mais qui ne s'appuie pas sur des textes précis.

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