‹ julien l'apostatChapitre 70 sur 229 · Ac dë mpooxüvov · texte numérisé non relu

Ac dë mpooxüvov

2. Saint Cyrille, X; Neumann, p. 230. — Ailleurs, Julien reconnaît la réalité de l'inspiration chez les prophètes hébreux : « L’esprit prophétique, dit-il, a cessé chez les Hébreux, de même qu'il ne se conserve plus chez les Égyptiens; » taÿtm tot xai ro map” ’EGpaiois (mpopntixèv mea) mélimev, odxodv oùdÈ map” Aiyuntiou eis toùro awterat. Saint Cyrille, VI; Neumann, p. 197.

JULIEN L’APOSTAT. — JII. 8

néoplatonicien du troisième siècle, Porphyre. Par malheur, les quinze livres de l’ouvrage de Porphyre contre les chrétiens sont perdus. On ne les connaît que par de rares citations d’Eusèbe, de saint Jérôme et de saint Augustin. Julien peut leur avoir emprunté quelques difficultés d’exégèse. Il leur doit peut-être aussi cette idée, qui paraît avoir été exprimée en passant par Porphyre, mais dont Julien a fait une des thèses principales de son livre, que les Juifs honoraient Dieu mieux que les chrétiens !. L’objection tirée de l’époque tardive de la révélation chrétienne se trouve également dans Porphyre et dans Julien ? : il est possible que celui-ci l’ait tirée de son devancier. Mais, par leur esprit général, les deux ouvrages devaient être très différents. Porphyre est plus philosophe que païen : son hardi spiritualisme déteste les sacrifices sanglants : il ne craint pas d'appeler les statues des dieux de grossières idoles?. Julien est plus païen que philosophe, et, ritualiste à l'excès, vivant pour ainsi dire les pieds dans le sang des bêtes immolées, un des plus grands griefs qu'il fasse aux chrétiens est précisément de ne pas offrir de sacrifices. Une autre différence très caractéristique est celle-ci : Julien ne parle jamais du Christ et des chrétiens que sur le ton du sarcasme : Porphyre attaque leur religion, mais rend hommage à la sainteté de Jésus-Christi. Quand Libanius dit que Julien, dans la

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