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Saint Augustin, De civitale Dei, XIX

2. Porphyre, cité par saint Jérôme, Æp. 133, et saint Augustin, Ep. 102. — Julien, dans saint Cyrille, IT; Neumann, p. 178.

3. Porphyre, De abstinentia, Il, 5, 11, 34, 35, 39, 43, 60, 61. — Saint Cyrille, IX, fait remarquer la différence de ces idées avec celles beaucoup plus grossières de Julien.

4. Porphyre, cité par Eusèbe, Demonstr. évang., IL, 8; saint Augustin, De consensu evang., 1, 15, 34; De civitate Dei, XIX, 93.

polémique contre le christianisme, « surpassa le vieillard tyrien, » c’est-à-dire Porphyre!, peut-être, avec sa naïveté accoutumée, fait-il seulement entendre que Julien outra les idées de celui-ci dans Le sens partial et sectaire, en les dépouillant de ce qu'elles avaient d’idéaliste, de large et de généreux?. Si Julien se rattache par un lien étroit à l'un de ses devanciers, c’est plutôt à Celse, qui écrivit au deuxième siècle le Discours véritable. Le ton sarcastique est le même : on pourrait citer plus d’une parole commune : et peut-être des passages perdus du livre de Julien rassembleraient-ils, contre la personne de Jésus, des traits injurieux et blessants, pareils à ceux qui abondent dans le Discours de Celse5, Cependant, ici encore, en un point au moins, l'inspiration diffère. Après avoir fait pleuvoir sur les chrétiens ses flèches venimeuses,

1. Zopwrepos &v Toës œurois Géderuro tou Tupiou Yépovros. Libanius, Æpitaphios Juliani; Reiske, t. I, p. 581.

2, Bien que Julien cite avec éloge Porphyre, en compagnie de Plotin et du « divin Jamblique » (Oratio VIT; Hertlein. p. 288), il avoue ailleurs (Oratio V; Hertlein, p. 209) n'avoir pas lu l'un de ses traités les plus religieux et les plus spiritualistes, le De abstinentia.

3. L’A)n0: xcyos de Celse, conservé en grande partie dans les huit livres du Contra Celsum d'Origène, a été reconstitué par Keim, Celsus wahres Wort, 1873, et par Aubé, la Polémique païenne à la fin du second siècle, 1878. |

4. Par exemple l’assertion répétée également par Celse (Origène, Contra Celsum, II, 43, 55) et par Julien (saint Cyrille, Contra Julianum, NI: Neumann, p. 199), que le christianisme primitif fut propagé par des servantes et par des esclaves. « Si l’on à vu, dit Julien, sous le règne de Tibère ou de Claude, un seul homme distingué se convertir à leurs idées, regardez-moi comme le plus grand des imposteurs. » Lui-même, cependant, cite le centurion Corneille et le proconsul Sergius Paulus (Acé. apost., x et x), et les découvertes de l'archéologie montrent le christianisme faisant de bonne heure des conquêtes dans l'aristocratie romaine.

5. Saint Cyrille s’est abstenu de citer des paroles injurieuses de Julien contre le Christ, qu'on ne pourrait, dit-il, reproduire sans se souiller. Contra Jul., I.

Celse termine son livre par des paroles conciliantes, et presque des propositions de paix. Il est prêt à leur donner la liberté, s'ils consentent à s'abstenir de propagande et à servir loyalement l’'Empire!. Cet esprit n'est pas celui de Julien, qui juge les chrétiens impropres aux services publics, leur dispute jusqu'à leur nom, et voudrait les voir disparaitre.

Julien déclare, au début de son livre, qu'il l'a écrit « pour exposer à tous les hommes les raisons qui l'ont convaincu de la fourberie et de la fausseté de la secte galiléenne ?. » Comme il arrive souvent dans les confessions de cette nature, les raisons qu'il expose sont probablement des arguments de date récente, plutôt que des motifs intimes et personnels, les causes premières de son évolution. IL n’est pas probable qu’à l'époque de sa jeunesse où, lecteur de l'Église de Césarée, 1l fit connaissance avec les Livres saints?, les difficultés d’exégèse sur lesquelles il insistera plus tard l’aient beaucoup frappé. En réalité, malgré la déclaration du commencement, aucun livre de Julien ne renferme aussi peu d’autobiographie que le Contra Christianos. Si le secret de son apostasie est quelque part, à coup sûr il n'est pas dans les raisonnements subtils!, dans les théories visiblement créées après coup,

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